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Avec la démocratisation d’internet dans les années 1990, le commun des mortels a pu découvrir sur une bonne vingtaine d’années le développement fulgurant d’un outil étonnant. Pour trouver des informations dans un premier temps : Terminé les QUID, dictionnaires et encyclopédies Encarta, bonjour le Site Web. Puis pour communiquer, avec l’apparition des messageries instantanées et des blogs comme MSN ou Skyblog ou encore l’arrivée des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Au départ, produire sur le Web était réservé à une élite qui maitrisait le langage HTML et construire un site coûtait extrêmement cher. Puis l’apparition des plateformes CMS tels que WIX, 1&1, WordPress ou encore Joomla a permis cette fois-ci l’appropriation du web par tous : Il ne s’agissait plus seulement de consulter internet, mais de le créer.

 

Internet : The Origins

Ancêtre Internet

Internet est bien plus vieux que la décennie qui verra le succès des Spice Girls, de Lou Bega ou encore des 2Be3. Le premier système du genre a été mis en place au CERN dans les années 1980 pour faciliter la communication entre les différents membres qui pouvaient se situer à plusieurs kilomètres de distance (Source). Encore avant cela, on peut remonter jusque dans les années 1960 où l’on cherchait à faire communiquer plusieurs ordinateurs à distance via un protocole basé sur le système téléphonique. Ce que nous appelons actuellement « Internet » est en réalité une sous-branche de celui-ci : le World Wide Web qui permet, via un appareil appelé routeur et un protocole IP/FTP, d’accéder à la totalité des informations mises en place sur des serveurs en réseau.

Peut-être que certains d’entre vous on déjà entendu parler des différentes versions du Web : 1.0, 2.0 ou encore 3.0 ? On a souvent tendance à dire que le World Wide Web (que l’on va tout de suite écourter en « Web » pour des raisons pratiques), est passé par trois phases bien distinctes :

 

  • Le Web 1.0

C’est le web dont je vous ai parlé juste au dessus, dans la partie « The Origins ». Il s’agit du web majoritairement informatif. Il avait au départ pour vocation de démocratiser l’accès à l’information. C’est l’époque où les premiers moteurs de recherches font leur apparition comme Lycos par exemple (oui le labrador), pour faciliter la recherche des informations qui nous intéressent au milieu de la myriade de sites déjà existants à l’époque. Les sites à cette époque sont assez palots, mettent 150 ans à charger et ne sont pas personnalisables en fonction du visiteur. Cette ère pionnière du Web s’étendra du début des années 1990 jusqu’au milieu des années 2000 où l’apparition de nouveaux outils va faire évoluer l’ensemble…

 

  • Le Web 2.0

Lorsque l’on parle de Web 2.0, on fait référence au changement de statut de l’internaute (nb : terme has been). Il passe de simple spectateur à acteur du Web. L’apparition et la démocratisation des blogs en est l’exemple le plus parlant. C’est la première fois que l’on peut publier soi même sur la toile (nb : terme has been) et participer à la construction de cet édifice commun. Internet tombe entre les mains de tout le monde, pour le meilleur et souvent pour le pire mais c’est un autre débat. le développement des messageries instantanées connait un grand succès ; plus besoin de surfer (nb : terme qui peut vous envoyer en prison) sur les chats en ligne, vous pouvez désormais ajouter et discuter avec vos amis et votre futur conquête via un logiciel installé sur votre machine (type MSN pour ne citer que lui). Puis Mark en 2004 a la bonne idée d’aller encore plus loin dans le délire. Il part du principe que nous sommes tous à la fois frustrés de ne pas pouvoir communiquer à tous nos amis d’un coup ce que l’on fait, ce dont on a envie, ce que l’on aime ou déteste, et à la fois que nous sommes tous d’énormes voyeurs. Il crée donc Facebook, le premier réseau social mondial avec toutes les évolutions que nous lui connaissons désormais.

 

  • Le Web 3.0

Alors là on est dans le Futur. Si certains d’entre vous connaissent la série Black Mirror (très bonne série au passage), elle met en scène parfaitement le web 3.0, dans ses aspects les plus sinistres. Le web a quitté nos ordinateurs pour s’immiscer dans les objets du quotidien : votre smartphone pour commencer. Parce que oui, j’ai oublié de vous parler de ce petit passage de la fin des années 2000 où un type a inventé une sorte d’ordinateur/téléphone portable qui va de plus en plus nous accompagner dans notre quotidien jusqu’à devenir une extension de nous même, mais je divague. Il y a aussi les montres connectées, les livres connectés, les stylos connectés, les maisons connectées, les voitures connectées, bref, vous avez compris…

Exemple Web 3.0

 

L’arrivée des Réseaux Sociaux

Je reviens un peu sur la période réseaux sociaux car ils ont complètement chamboulé l’ordre établi au sein de l’écosystème Web. En réalité c’est surtout le combo Smartphone + RS (Oui, Réseaux Sociaux) qui a fait très très mal. On a pu le voir récemment avec la Coupe du monde de Football et l’Équipe de France (CHAMPION DU MONDE !).

Pouvoir combiner la mobilité du Smartphone avec l’instantanéité et la massivité des RS et vous permet de faire des choses qui n’étaient même pas imaginables il y a de cela 10 ans, comme faire savoir en 30 secondes à des millions de personnes que vous avez fait un Dab avec Macron devant Poutine dans un vestiaire : La preuve ici. Je ne m’étendrai pas sur les Youtubeurs qui arrivent à gagner leur vie en se filmant et en publiant leurs vidéos sur Internet comme Norman ou Squeezie qui ont joué la carte de l’humour, mais aussi des chaines qui peuvent à la fois traiter de la physique quantique, d’Histoire, de la théorie de l’évolution ou de comment faire un potager bio, bref. La puissance des réseaux sociaux a fait évoluer le format et le mode de consommation des contenus présents sur Internet.

 

ALORS me direz-vous…

 

Moi avec mon club de rugby, pourquoi devrais-je avoir un site web à tout prix, puisque les RS (vous parlez comme moi maintenant) ont l’air si dominant dans le monde du World Wide Web ? Et bien je vous répondrai : Parce que bien souvent l’un n’est pas substituable à l’autre…

 

Paraître plus crédible

via GIPHY

On ne va pas se mentir, lorsque vous recherchez une entité, quelle qu’elle soit, à but non lucratif ou non, si elle n’a pas de site internet, vous ne savez pas pourquoi mais vous trouvez déjà que ça ne sent pas bon. C’est complètement arbitraire, injuste et non fondé, mais c’est comme ça. Cependant le sentiment est là et dès qu’il est apparu, c’est irréversible à jamais… Bon j’exagère… Mais avouez que c’est énervant de devoir se rendre sur la page Facebook d’un restaurant pour y voir le menu. Ça n’empêche pas au restaurant de bien marcher et d’être très bon, mais à terme il perd des clients qui vont juger rapidement (car sur internet on juge rapidement) que le restaurant n’est pas bon ou cheap ou qu’il y a quelque chose qui cloche juste parce qu’il n’a pas de site.

Il est important pour être crédible aux yeux de vos futurs clients, licenciés, abonnés, d’utiliser un outil de communication propre à votre image, à votre identité. Le site internet répond parfaitement à ce besoin car il est modulable à l’infini. Vous prendrez votre indépendance et pourrez envoyer balader les plateformes qui essayent de vous garder dépendant auprès d’elles.

 

Mieux communiquer

Quoi de mieux pour illustrer mon propos que de prendre mon cas personnel. Pas de filtres, je vous dis tout ! Des articles comme celui-ci, je vais essayer de vous en faire un toutes les deux semaines et je vous promets qu’ils vont monter en niveau au fur et à mesure de mes rédactions. Il faut s’échauffer voilà tout.

Bien qu’il me soit extrêmement agréable de vous écrire, je ne le fais pas par pur plaisir. Si je le fais, c’est parce que j’ai besoin de me rendre visible. Ok, mais pourquoi ne pas rédiger ton article sur Facebook ou LinkedIn directement ? Parce qu’ils ne sont partageables que sur leur propres plateformes. Il faut voir l’ensemble de vos outils de communication comme une pieuvre ou chaque tentacule représenterait un outil différent : Youtube, Facebook, Twitter, etc. Pour faciliter la prise de contact avec mes clients, je dois centraliser l’ensemble en un point : Le site web, qui lui pourrait représenter la tête de notre pieuvre.

Avoir un site web pour un Club permet de centraliser les informations, ce qui est super important pour communiquer auprès des parents, bénévoles, joueurs, entraineurs, gardiens et jardiniers. Si vous communiquez sur Facebook qu’un tournoi aura lieu tel jour à tel endroit, il faudra que vous le fassiez sur tous les supports que vous utilisez pour que le message soit reçu par tous. Si vous le faites directement sur votre site et qu’ensuite vous le distillez sur vos RS, vous aurez atteint bien plus de personnes bien plus efficacement puisque l’info part d’un point central et descend sur l’ensemble de vos outils de communication. Dans l’autre cas, votre info partirait d’un point isolé et devrait être reproduite sur d’autres points isolés ce qui complexifierait la communication. Vous imaginez vous ? Communiquer sur un tournoi via votre page Facebook, mais ne pas le faire sur votre site internet ? Ce n’est pas envisageable.

 

Aller plus vite !

Avec l’arrivée d’Oval-e, le Rugby se digitalise ! Il faut suivre la tendance. De plus en plus de clubs ont compris cela et procèdent à des renouvellements de licences en ligne, directement via leur site web. Impossible de faire ça uniquement via Facebook, Instagram ou Youtube. En procédant ainsi, avec les saisons qui débutent de plus en plus tôt et finissent de plus en plus tard, on gagne un temps considérable à renouveler les licences et on évite au maximum les forfaits de début de saison. Et puis encore une fois, on CEN-TRA-LI-SE les données ce qui permet de tout retrouver au même endroit et de ne pas perdre son temps à chercher dans le classeur U10 Saison 2017/2018 la photo d’identité du petit Gabin.

 

Il y a encore beaucoup de raisons qui devraient vous convaincre que d’avoir un site Internet lorsque l’on est un club de rugby est essentiel, mais je pense en toute modestie vous avoir déjà convaincu avec ces trois arguments là. Je referai un autre article si je vois des clubs encore récalcitrants… affaire à suivre ! Je vous remercie d’avoir lu mon tout premier article en entier ! En attendant le prochain je vous invite à liker, commenter et partager cet article partout ou bon vous semble, histoire que ma pieuvre ait le plus de tentacules possible !

Rugbystiquement,

Mike